Info Vallée de Chevreuse
Vallée de Chevreuse

Info Vallée de Chevreuse

Transport

Si l’on ne veut pas prendre sa voiture, on peut rejoindre la vallée de Chevreuse par le RER B (terminus Saint-Martin-lès-Chevreuse) ⎜ If you don’t want to take your car, you can reach the Chevreuse-valley by RER B (stop at Saint-Martin-lès-Chevreuse).

Autres infos utiles ⎜ More useful information

La vallée de Chevreuse offre plusieurs possibilités de balades ou randonnées que l’on peut découvrir sur le site du Parc naturel régional, par exemple ⎜ The Chevreuse-valley offers several walks and hiking possibilities that you can discover on the website of the Parc naturel régional (in French only).
Vous trouverez plus d’informations sur les horaires d’ouverture des différents sites ainsi qu’une autre sélection de randonnées sur le site Sortir en Yvelines ⎜ More information about the opening hours (and days) of the different sites as well as a supplementary selection of walks and hiking possibilites are available on the website Sortir en Yvelines (in French only).

Les scouts sous-doués

C’est une de ces journées d’août bizarres où l’été se cache on ne sait trop où. Saint-Rémy-lès-Chevreuse se drape de gros nuages noirs et gris, une petite brise fraîche nous prouve l’utilité des petites laines que nous nous sommes mis sur le dos, ce matin. Le terminus du RER B où notre amie Eve gare sa voiture est vide. Bien que nous ne nous trouvions qu’à quelques kilomètres de Paris, c’est vraiment la campagne avec ses parfums de terre, ses forêts et douces collines, qui ondulent jusqu’à l’horizon. Heureuse coïncidence, la couverture de plomb s’ouvre à ce moment-là et nous offre un beau bleu estival.

Nous descendons une route de campagne en longeant les murs d’enceinte du domaine de Coubertin. Les vieilles pierres tout irrégulières sont en partie recouvertes de lichen et de lierre. Derrière elles s’élève le petit château de Coubertin, un mini-Versailles en jaune et blanc cassé surplombé du gris métallique du toit. On aurait bien visité l’endroit, mais… il est fermé, mois d’août oblige. À notre droite s’étendent des pâturages juteux et gras, où paissent des vaches en toute tranquillité. Elles, au moins, ne sont pas en congé.

Pour notre randonnée bucolique, nous avons imprimé une fiche, qui nous indique que la Ferme de Coubertin se trouve juste à côté du domaine ; on peut y acheter des fromages de vache et de chèvre. Ça nous met l’eau à la bouche – on notera : nous n’aimons pas le fromage. Mais – pas de bol. La fameuse Ferme est fermée aussi. Maudit mois d’août ! Ce contretemps ne nous mine pas le moral, pour autant. Les oiseaux chantent, les paysages sont idylliques, le soleil fait des apparitions de temps à autre. Nous laissons la route goudronnée derrière nous et montons une petite colline. Au bout de dix minutes, la forêt nous avale, mais nous avons atteint le haut de la crête. Désormais, le sentier ne monte plus, nous marchons à l’aise. La bise d’été murmure dans les cimes des arbres, ça sent bon les sous-bois, les épines sèches et, par endroits, les champignons. La lumière qui traverse le feuillage au-dessus de nos têtes dessine des tâches et des stries sur le sol, les arbustes et les fougères.

La forêt dense nous enveloppe comme une mère bienveillante. Heureusement que nous avons imprimé l’itinéraire parce que les petits sentiers se multiplient, et avec tous ces arbres autour de nous, il serait difficile de trouver des repères. Nous suivons donc à la lettre nos instructions. À un moment, on nous dit de tourner à droite, alors nous tournons à droite. On traverse une ancienne carrière où la végétation a réclamé ses droits. Ça brille en vert, fuchsia et jaune. Nos pieds s’enfoncent dans le sol sablonneux.

Nos documents nous promettent encore une bonne demi-heure de marche jusqu’à la prochaine halte, le château de Méridon. Au bout de dix minutes, les arbres se raréfient cependant – aurions-nous marché si vite ? Arrivons-nous déjà au château ? Hah ! Que nenni ! Quand nous ressortons de la forêt, il n’y pas de de château en vue. Ou plus précisément, pas de château de Méridon ! Ce que nous voyons sur la crête d’en face, c’est la silhouette du château fort… de la Madeleine. Nous avons tourné trop tôt ; nous voici à Chevreuse, qui ne devait constituer que la dernière étape… On se regarde, et on éclate de rire: on forme quand même une belle brochette de sous-doués du scoutisme !

Puisque nous sommes à Chevreuse, nous partons à sa découverte. Nous traversons l’Yvette et suivons un bras de dérivation de la rivière. Un chemin étroit, la promenade des petits ponts, nous permet en effet de longer ce canal. C’est mignon, tranquille et pittoresque, avec d’anciens lavoirs, d’anciennes tanneries, des canards qui font ripaille en voguant dans la flotte, et, comme le nom l’indique, d’innombrables petits ponts en fer forgé.

Nous poussons ensuite jusqu’en centre-ville. En haut de la butte trône le château fort de la Madeleine, en bas se dresse l’église Saint-Martin. À l’intérieur, celle-ci nous offre une simplicité agréable, même si elle est joliment décorée, avec voûtes et murs peints à fresque. La lumière qui pénètre par les vitraux colorés est du plus bel effet sur les bancs de prière en bois, le sol et les colonnes.

Après ce moment de découverte culturelle, nous cassons la croûte dans un petit bistro. Repus, nous retournons vers la promenade des petits ponts. À la sortie du village, le canal rejoint l’Yvette, que l’on peut en empruntant un petit sentier. Quand nous rejoignons enfin le parking près de la gare RER (et du coup notre voiture), nous sommes encore sous le charme de ces contrées enchanteresses. Et nous savons qu’une bonne préparation peut éviter certaines déceptions (regarder l’ouverture de certains sites, par exemple… on dit ça, on dit rien).

Failed scouts

It’s one of those odd August days where the summer hides we don’t know where. Saint-Rémy-lès-Chevreuse is wrapped in huge black and grey clouds, a light and fresh breeze proves the usefulness of the jackets we’ve donned this morning. The RER B end-of-the-line station’s parking lot where our friend Eve parks her car is empty. Although we’re only some kilometres from Paris, this is truly the countryside with its earthly, its forests and hills that softly roll away until reaching the horizon. Blissful coincidence, the leaden cloud cover opens up at that moment and offers us some splendid, summery blue.

We walk down a country road, following the surrounding wall of the Coubertin domain. The old and irregular stones are partly overgrown with lichen and ivy. Behind them, the small Château de Coubertin rises up, a miniature Versailles in yellow and dirty white with a metallic grey roof on top. We would love to visit this place, but… it’s closed. This is France, this is August. To our right we see juicy and fat grazing land where some cows are peacefully grazing. At least, they are still here, they haven’t gone on holidays.

When we started to prepare our bucolic hiking trip, we’ve printed out a sheet, which informs us now that the Coubertin Farm lies right behind the domain; you can purchase cow’s and goat’s cheeses there. Yummy, we’re positively drooling—note that we don’t love cheese. But—bad luck again. The famous Farm is closed, too. Damned month of August! Yet we don’t let this mishap ruin our mood. The birds are chirping, the landscapes idyllic, the sun appears from time to time, timidly, but it does. We leave the country road behind us and climb up a little hill. Ten minutes later, the forest has swallowed us, but we’ve also reached the top of the ridge. From here on the path doesn’t lead uphill, so walking becomes easier. The summer breeze is whistling in the treetops; nice smells of undergrowth, of dried pine needles and in some parts of mushrooms waft through the air. The sunbeams coming through the leaves above our heads paint spots and streaks on the ground, the bushes, and the ferns.

The thick forest envelops us like a kindly mother. Luckily, we’ve printed out the exact itinerary because there are more and more little paths, and what with all those trees around us, it would be rather difficult to find significant landmarks. Therefore, we follow our instructions to the letter. At one moment, the sheet says, « Turn right », and right we turn. We walk across an ancient quarry where vegetation has reasserted itself. It’s an explosion of green, fuchsia, and yellow. Our feet sink in the sandy ground.

Our documents tell us to keep walking for another half-hour before we shall reach or next stop, the château de Méridon. Yet, after only ten minutes, the trees become more sparse—can it be that we’ve walked so fast? Do we reach the château already? Huh! Not. At. All. When we step out of the forest, there’s no château. Or to be more precise, no château de Méridon! What we see on the hilltop, on the other side of the valley before us, are the outlines of the château… de la Madeleine. We’ve turned right too early; and here we are now in Chevreuse, the village that should have been our last stop… We look at each other, then we burst out laughing: what a bunch of failed scouts we are!

As we have reached Chevreuse, we walk down to discover the village. We cross the Yvette river and follow its bypass channel. Indeed, a narrow path called “la promenade des petits ponts” allows us to follow this canal. My, this is really cute, it’s calm and picturesque, with ancient wash houses, ancient tanneries, ducks floating on the water, and, as the name has promised, uncountable little wrought-iron bridges.

After this stroll, we walk into the town centre. On top of the hill rises the stronghold of the château de la Madeleine; at the foot of the hill rises the church Saint-Martin. We visit the inside, which welcomes us with pleasant simplicity, even if it’s nicely decorated, with vaults, archways and frescoed walls. The light that streams in through the stained-glass windows paints beautiful abstract things on the wooden banks, the ground and the columns.

After this cultural moment, we have a bite to eat in a little bistro. Then we head back to the little-bridges-walk near the canal. When we leave the village behind, the channel flows back into the river Yvette, but you can still follow it upstream on a narrow path. When we finally reach the parking lot in front of the RER-station (and thus our car), we’re still as enchanted by this charming countryside as we were at our arrival. And we know now that a thorough preparation can spare you certain deceptions (look up when and if certain sites are open or not, for instance… just saying).

Vallée de Chevreuse – photos

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